Pourquoi le private equity est une stratégie d’investissement avantageuse
Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, le capital-investissement s’ouvre aujourd’hui à un public plus large en quête de diversification et de performance. Cette classe d’actifs, qui consiste à prendre des participations dans des sociétés non cotées, séduit par ses résultats financiers et par la nature même de son fonctionnement, éloignée des soubresauts quotidiens de la bourse.
À retenir
- Le private equity permet d’investir dans des entreprises non cotées, offrant ainsi une diversification qui réduit la corrélation avec la volatilité des marchés boursiers traditionnels.
- Historiquement, cette classe d’actifs affiche des rendements supérieurs à ceux des marchés publics, portés par une prime de risque liée à l’illiquidité du placement sur le long terme.
- La performance du private equity repose sur un accompagnement actif des entreprises par les gestionnaires de fonds, visant à optimiser les modèles économiques et accélérer la croissance sur des cycles de 8 à 12 ans.
- Les investisseurs peuvent accéder à cette stratégie via différents véhicules tels que les fonds FPCI, les supports en assurance-vie ou la gestion pilotée, adaptés à des profils de risque variés.
- Bien que le private equity offre un fort potentiel de création de valeur, il implique une immobilisation prolongée du capital et comporte un risque de perte, nécessitant une analyse rigoureuse avant engagement.
- Les structures de coûts incluent généralement des frais de gestion annuels et une commission de surperformance, justifiés par l’expertise déployée pour transformer les entreprises en portefeuille.
Des performances financières attractives sur le long terme
Investir dans le private equity revient à parier sur la croissance d’entreprises qui ne sont pas soumises aux fluctuations journalières des marchés cotés. Cette approche, fondée sur un accompagnement actif des sociétés en portefeuille, a démontré sa capacité à générer des gains substantiels pour ceux qui acceptent d’immobiliser leur capital sur la durée.

Des rendements supérieurs aux marchés traditionnels
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: la performance annualisée moyenne du capital-investissement français atteint 11,70% nette de frais sur la période allant de 2006 à 2020, un résultat qui surclasse largement l’espérance de rendement des marchés boursiers traditionnels, estimée à environ 7% sur le long terme. D’autres données confirment cette tendance, avec une performance de 14,2% sur 10 ans à fin 2022, ou encore 10% par an enregistrés en France en 2020. Cette surperformance s’explique en partie par la prime de risque propre au private equity, évaluée à environ 3%, qui rémunère l’investisseur pour l’illiquidité et l’horizon long qu’exige ce type de placement. Le marché mondial a d’ailleurs continué sa progression avec 592 milliards de dollars investis en 2020, soit une croissance de 8% par rapport à l’année précédente, signe d’un engouement qui ne faiblit pas malgré les cycles économiques.
Une création de valeur durable grâce à l’accompagnement des entreprises
Ce qui distingue fondamentalement le private equity des marchés financiers classiques, c’est l’implication directe des gestionnaires de fonds dans la stratégie des entreprises financées. Les gérants de portefeuilles, sélectionnés pour leur excellence et leur expertise sectorielle, travaillent main dans la main avec les dirigeants pour transformer les modèles économiques, optimiser les organisations et accélérer la croissance. Ce cycle d’investissement s’étend généralement sur 8 à 12 ans, avec une phase de création de valeur qui intervient après l’investissement initial. Les investisseurs suivent la réussite de ces opérations grâce à des indicateurs précis comme le TRI, le MOIC, le DPI et le TVPI, autant d’outils qui permettent d’évaluer objectivement la rentabilité générée. Il faut néanmoins garder à l’esprit que le private equity comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale, ce qui impose une analyse rigoureuse avant tout engagement.
Un accès privilégié aux entreprises non cotées en bourse

Au-delà de la performance, le capital-investissement ouvre une porte vers un univers économique largement méconnu du grand public: celui des entreprises qui n’ont pas franchi le pas de la cotation. Ces sociétés, souvent innovantes et en pleine transformation de leur marché, représentent un vivier de croissance considérable pour qui sait les identifier.
Des opportunités d’investissement dans des sociétés à fort potentiel de croissance
Le private equity est une méthode d’investissement dans des entreprises non cotées qui permet de financer des projets de développement, des transmissions ou des restructurations à travers différents véhicules. On distingue ainsi le capital-risque, le capital-développement, le rachat par effet de levier ou LBO, les fonds de dette privée et les fonds d’infrastructure, chacun répondant à des besoins spécifiques selon la maturité de l’entreprise ciblée. Les opérations de LBO, qui se déclinent en plusieurs formes comme le MBO, le MBI, l’OBO ou encore le BIMBO, reposent principalement sur un financement par la dette, avec un levier financier pouvant atteindre 5,25 fois les fonds propres investis dans certains montages. Les investissements se font sur une période de 5 à 7 ans, avec un horizon généralement compris entre 7 et 10 ans, ce qui correspond au temps nécessaire pour accompagner une entreprise vers sa pleine maturité avant sa cession. Cette dimension patrimoniale de long terme se retrouve dans des programmes structurés comme le Re-Up, qui combine plusieurs millésimes successifs pour lisser le risque et construire une stratégie cohérente dans la durée.

Une diversification au-delà des marchés publics
Intégrer du private equity dans un portefeuille permet de sortir de la corrélation habituelle avec les marchés cotés, réduisant ainsi la volatilité globale des actifs détenus. Les investisseurs allouent généralement 5 à 10% de leur portefeuille global à cette classe d’actifs, un dosage qui permet de bénéficier du potentiel de croissance sans exposer l’ensemble du patrimoine à l’illiquidité propre à ce type de placement. Plusieurs voies d’accès existent selon le profil et les moyens de chacun: la gestion pilotée est accessible à partir de 10 000 euros, l’accès direct aux fonds professionnels comme les FPCI démarre à 100 000 euros, tandis que l’assurance-vie permet une entrée dès 1 000 euros via des supports dédiés comme le FCPR Discovery, spécifiquement optimisé pour ce cadre fiscal ainsi que pour le PER. Les frais associés méritent attention: comptez environ 2% de frais de gestion annuels, complétés par une commission de surperformance, le carried interest, représentant environ 20% des plus-values réalisées au-delà d’un seuil de rentabilité de 8% par an. Malgré ces coûts, la classe d’actifs continue d’attirer des capitaux considérables, comme le montre la dry powder mondiale qui atteignait 3700 milliards de dollars fin 2022, dont 1900 milliards spécifiquement dédiés au private equity, avec des acteurs comme Apollo, KKR ou Blackstone disposant chacun de plusieurs dizaines de milliards à déployer. Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances avant de se lancer, des formations en Corporate Finance, Consulting et Financial Markets proposent des contenus détaillés, avec des packs comparant heures de cours, vidéos et documents selon le domaine choisi, une ressource utile pour comprendre les mécanismes fins de cette industrie exigeante mais potentiellement très rémunératrice.


